Séminaire Erasmus+, Une volonté de développer la participation des jeunes ruraux

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Mai 29, 2026

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Résumé Article Haute Provence Info – 29 mai au 4 juin 2026, par Christian CHENEZ (CLP) : Il y a des constats qui dérangent juste assez pour donner envie d’agir. C’est un peu ce qui a réuni, du 18 au 21 mai derniers, une quarantaine de professionnels européens : les jeunes qui grandissent à la campagne participent beaucoup moins aux échanges européens que ceux des villes. Pas une intuition. Un fait, documenté.

Le Centre Regain a accueilli le séminaire international Erasmus+ « Travail de Jeunesse en Milieu Rural », et le mot « international » n’était pas usurpé : une quinzaine de nationalités européennes étaient représentées. Les chiffres présentés durant la rencontre donnent le ton — en moyenne européenne, 27 % des jeunes vivent en territoire rural, avec des pics à 45 % en Roumanie et en Slovaquie. Et pourtant, seuls 20 % des participants aux programmes de mobilité Erasmus+ viennent de ces territoires. L’écart est là, net, et c’est précisément ce que ces professionnels étaient venus questionner ensemble.

Pendant quatre jours, ils ont visité la Provence, rencontré des acteurs locaux impliqués dans l’accueil de volontaires européens, et pris le temps d’établir les similitudes et les différences qui existent entre leurs pays d’origine. Car si les réalités rurales se ressemblent souvent d’un bout à l’autre du continent, elles ne se racontent jamais tout à fait de la même façon. Ludovic Brun de l’agence Erasmus+ France Jeunesse & Sport, Nicole Suarez de la délégation régionale académique et Sandrine Corriol du service départemental à la jeunesse ont œuvré ensemble à la réussite de cette rencontre, en veillant à ce que chacun puisse s’exprimer dans la langue la plus naturelle pour lui.

Parmi les rencontres marquantes de ce séjour, celle avec Ani, venue d’Arménie, depuis la ville de Noyemberyan, pour son tout premier séjour en France. Elle a particulièrement apprécié ce séminaire, qui lui permettra désormais de nouer des partenariats avec des acteurs d’Erasmus+ afin de développer la présence de ses jeunes compatriotes dans ce mouvement européen encore trop discret en nombre. Après quelques jours passés en Provence, elle confiait un constat touchant : le rural arménien ressemble, finalement, beaucoup plus au rural provençal qu’on ne pourrait l’imaginer.

Une chose ressort de tous ces échanges : la cohésion européenne se construit sur le temps long, patiemment, conversation après conversation. Mais tous les professionnels réunis ici en sont convaincus — si la jeune génération s’en empare avec autant d’énergie que celle observée durant ce séminaire, alors cette cohésion ira plus vite qu’on ne l’imagine.

Quatre jours, quarante professionnels, quinze nationalités, et l’intuition partagée que Sainte-Tulle a, une fois encore, été le théâtre d’une rencontre qui dépasse largement ses propres frontières.