Le self-défense féminin pour vaincre les violences

Self-défense Féminin : Association Femmes en défense
Date

Juin 09, 2026

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Résumé Article La Provence – Mardi 9 juin 2026, par Jacqueline Anziani-Tremelo :

Le week-end dernier, l’association Femmes en Défense, fondée par Marie-Alice Devoille, a investi nos espaces pour proposer un stage pas tout à fait comme les autres. Ici, le self-défense ne se résume pas à des techniques physiques. Il se conjugue avec le bien-être, la santé mentale, la sororité et le développement personnel. Une approche globale, qui part d’un constat simple et puissant : la confiance en soi est le premier rempart contre les discriminations et les violences.

Marie-Alice Devoille, c’est une histoire qui commence bien avant la création de l’association. Engagée depuis 2010 dans la lutte contre les violences faites aux femmes, elle a très tôt pris conscience de la condition féminine — des violences, des discriminations, des stéréotypes. « Je pense que lorsqu’on est une femme, on peut difficilement passer au travers », confie-t-elle avec une franchise qui touche juste. Son engagement prend racine à Solidarité Femmes 13, où elle est toujours adhérente aujourd’hui. Mais c’est une découverte personnelle du self-défense qui va tout changer. « J’ai toujours voulu me mettre au self-défense. J’ai mis du temps avant d’y aller parce que il y a des clichés, des stéréotypes. Puis un jour, j’ai poussé la porte d’un club. » Ce que la discipline lui apporte dépasse largement le simple apprentissage de techniques : un outil pour se reconnecter à son corps, développer sa confiance en soi, et se sensibiliser aux discriminations et aux violences.

En 2017, elle organise son premier stage Femmes en Défense pour Solidarité Femmes 13. Le succès est immédiat. « Ça a tellement bien fonctionné qu’il fallait donner une suite à tout cela », se souvient-elle — et cette suite, c’est une association qui élargit chaque année son champ d’action, intervenant aujourd’hui dans les collèges, les lycées, les centres d’hébergement pour femmes victimes de violences, et auprès de personnes en situation de handicap.

Ce qui rend l’approche de Marie-Alice particulièrement précieuse, c’est qu’elle s’adresse à toutes. La plus ancienne participante d’un de ses stages a 93 ans. Des ateliers sont aussi proposés aux adolescentes dès l’âge de 10 ans. « Avec les plus jeunes, nous travaillons en mixité filles-garçons. Si nous pouvons créer davantage de bienveillance dès le plus jeune âge, peut-être qu’un jour nous n’aurons plus besoin de nous entraîner uniquement entre femmes », dit-elle avec une conviction tranquille qui dit tout de son engagement.

Parmi les thèmes abordés lors des stages : le consentement, les violences sexuelles, le respect des limites personnelles. Et cette phrase, répétée inlassablement dans ses interventions : « Si je ne veux pas, on ne me touche pas. On respecte mon consentement. On respecte mes limites. Je décide. »

Des mots simples. Mais des mots qui changent des vies. Et ça, le Centre Regain est fier d’en avoir été, le temps d’un week-end, le cadre.

Contact : 07 49 81 83 08