Un tournoi de foot solidaire au profit des sans-abri au Centre Regain – La Provence, Mai 2026

Collectif Manteaux d'espoir
Date

14 mai, 2026

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Actualité Regain, Articles Presse, Évènements Associatifs
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Résumé Article La Provence – Jeudi 14 mai 2026, par Jacqueline Anziani-Tremelo :Il y a des samedis où la pelouse du Centre Regain résonne autrement. Pas seulement du bruit des crampons et des encouragements depuis les grillages — mais de quelque chose de plus profond, de plus rare. Ce samedi-là, le football n’était qu’un prétexte. Le vrai match se jouait ailleurs.

Plus de 70 jeunes se sont retrouvés sur nos terrains à l’initiative de l’association Manteaux d’espoir, pour un tournoi de foot solidaire avec un objectif aussi simple qu’ambitieux : récolter des fonds pour offrir une journée inoubliable à quatre personnes sans domicile fixe qu’ils accompagnent régulièrement. Pas un gala de bienfaisance, pas une opération de communication. Juste des jeunes qui ont décidé de faire quelque chose de concret pour des gens qu’ils connaissent, qu’ils voient, dont ils entendent les histoires.

L’idée est née de Yanis et Reda, deux jeunes bénévoles manosquins, touchés par la démarche de Bernard, le responsable du site du Centre Regain, et de son fils Charlie qui ont décidé de mettre les infrastructures à disposition. Le tournoi affichait complet en trois jours à peine après l’ouverture des inscriptions. Huit formations de huit joueurs minimum, deux remplaçants — et une énergie dans les tribunes qui ne trompait pas.

Mais ce qui rend cette journée vraiment singulière, c’est l’histoire qui la précède. Manteaux d’espoir est né le 6 novembre 2025, d’une poignée de jeunes qui voulaient distribuer des vêtements chauds dans les rues de Marseille. Très vite, les distributions sont devenues des rencontres. Les rencontres, des liens. Et ces liens ont tout changé — pour les bénévoles autant que pour les personnes accompagnées. Comme le raconte Yanis : « On discutait avec eux, on apprenait leurs histoires, leurs parcours. » Certaines trajectoires de vie, notamment celles de migrants, ont bousculé l’association et nourri sa conviction : ces personnes ne méritent pas ce qu’elles traversent.

Le football, sport collectif qui unit les gens à travers les émotions comme le dit si bien Yanis, s’est alors imposé comme une évidence. Et le pari a été tenu : le tournoi s’est déroulé dans une ambiance de joie, de partage et de fous rires, avec une petite pensée quand même pour les perdants. La moyenne d’âge des participants ? À peine 20 ans. « Cela montre une autre image de notre génération », sourit Yanis — et on ne peut qu’acquiescer.

Le message porté ce jour-là était limpide : l’entraide est une valeur qui ne coûte rien à transmettre, et qui peut tout changer pour quelqu’un. Aujourd’hui, Sainte-Tulle. Demain, peut-être une deuxième édition. On l’espère sincèrement.